Une fille de passage

Puis il s’était penché. Je m’étais approchée pour lui offrir ma joue. Mais il s’était penché encore. Et soudain, dans le choc des visages, j’avais senti l’humidité de sa bouche s’échouer au coin de mes lèvres. Je n’avais eu que le temps d’esquisser un mouvement de recul. Il avait refermé la portière, me faisant un signe de la main en me souriant tandis que la voiture démarrait et que je m’effondrais sur le dossier, essuyant mon visage avec dégoût sur la manche de ma veste en jean, le cœur battant, en retenant mes larmes.

New York, septembre 1997. La jeune Cécile est étudiante. L’un de ses professeurs est un écrivain célèbre : Serge Doubrovsky, pape de l’autofiction. Entre elle et lui s’installe une relation très forte. Les années passant, la jeune femme et l’écrivain se voient, à Paris ou à New York, ils dînent ensemble, apprennent à se connaître toujours plus intimement, échangent sur la littérature et sur la vie. Bientôt, ils n’ont plus de secret l’un pour l’autre, une confiance absolue les lie. Pygmalion ou père de substitution, Doubrovsky n’est pour Cécile ni l’un ni l’autre. Du moins se plaît-elle à le croire et à le lui faire croire.
  • Bleue
  • Paru le 05/03/2020
  • Genre : Littérature française
  • 240 pages - 140 x 205 mm
  • EAN : 9782715254411
  • ISBN : 9782715254411

Autour du livre

Actualité

On en parle...

"Une fille de passage réussit brillamment à composer un récit qui pourrait tout aussi bien être une pure fiction romanesque, construite autour de héros universels."

Le Monde des livres, 10 juillet 2020 - Florence Bouchy

"C'est le récit d'un jeu - qui pourrait être dangereux - entre une étudiante et son professeur. Elle a une vingtaine d'années, lui trente de plus, elle l'admire, bien sûr, il est célèbre, forcément, d'une réputation inquiétante ; elle paraît d'abord fragile, elle passe d'appartement en appartement et se retrouve à sous-louer celui de son professeur. Cela se passe à New York, à la fin des années 1990. Elle se nomme Cécile, comme l'auteure de ce livre. Lui, c'est Serge Doubrovsky. Il est l'inventeur de l'autofiction, professeur de littérature à la New York University. [...] Il lui permet à elle, Cécile, d'écrire ce beau roman d'amitié, à la langue vive et souple."

Madame Figaro, 26 juin 2020 - Colombe Schneck

"Magnifique récit d'une amitié amoureuse, mystérieuse et fondatrice."

Avantages, juin-juillet2020 - Nathalie Six

"“Chair Serge”. Cécile Balavoine raconte sa relation ambiguë avec Serge Doubrovsky."

Libération, 14 mars 2020 - Claire Devarrieux

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