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Veilleur de nuit
Maxime Gorki
Mise en vente le 15 octobre 2009
Récits traduits du russe par Michel Niqueux
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Présentation
Les textes figurant dans
ce volume étaient – sauf deux – inédits en français. Ils sont tous
autobiographiques – comme d’ailleurs la majeure partie de l’œuvre de
Gorki – et ils nous permettent de découvrir, ou redécouvrir, au-delà des
clichés habituels, l’homme et le conteur, bien plus complexes que ce que
l’on croit. Certes, sacré père des lettres soviétiques, militant
bolchevique convaincu, il a été le porte-parole de Staline, avant d’en
être la victime, puisqu’il est mort sans doute assassiné en 1936.
Mais il doit demeurer surtout comme le chantre des pauvres,
des très pauvres, des plus que pauvres, lui qui a été l’un d’entre eux
et qui a parlé de la misère comme personne avant lui. C’est de cela
qu’il est question ici, d’un gamin, puis un adolescent, qui ne connaît
que la faim, les coups, la violence, le désespoir, avant de commencer à
se structurer par le travail, les compagnons de route et la découverte
de la lecture.
Il y a aussi un éclairage nouveau sur sa quête
spirituelle, sur ses rencontres extraordinaires avec un ascète, puis
avec le célèbre Jean de Cronstadt, qui sera canonisé un jour. Enfin,
dans le récit-titre, d’une grande violence, on verra pourquoi Gorki
préfère l’orgie au sacrilège, au travers de personnages dont il ne nous
cache pas les excès.
Avec Veilleur de nuit, Gorki retrouve le Mercure de
France, la première maison à l’avoir publié en France.
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