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Morne Câpresse,
Gisèle Pineau
Mise en vente le 25 août
2008
17,50 €
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Présentation
Les plantations
étaient amoureusement soignées, ordonnées, tracées au cordeau. Une,
deux, trois cocoteraies. Des vergers plantés d’arbres aux branches
solides chargées d’oranges, pamplemousses, citrons verts. Et quatre,
cinq, six potagers sages. Et aussi, bien alignées, des rangées de
pastèques, melons, ananas. Et des fleurs en quantité. Des allées
d’hibiscus rouges, des parterres d’alpinias, des étendues de
roses-porcelaine, tranquilles, au bordage d’une rivière peuplée par une
tribu de grosses roches ébaubies sous le soleil.
Au sommet du Morne Câpresse, dans un véritable jardin
d’Eden, vit la mystérieuse Congrégation des Filles de Cham. Dirigée par
la sœur Pacôme, la communauté recueille des femmes blessées par la vie :
meurtrières, droguées, prostituées… Soumises à une hiérarchie
inflexible, des dizaines d’adeptes œuvrent pour panser les plaies de ces
filles perdues et faire respecter des rites stricts. C’est en désespoir
de cause que Line, à la recherche de sa sœur disparue Mylène, grimpe sur
le Morne et s’adresse aux Filles de Cham : mais ses questions gênantes
perturbent le bel ordonnancement. Derrière les apparences idylliques,
ces femmes cacheraient-elles quelques lourds secrets ?
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photo Stéphane
Haskell |
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Gisèle Pineau,
née à Paris en 1956 de parents guadeloupéens, a vécu sa jeunesse
loin de sa terre d'origine. Son père, militaire de carrière,
s'engage dans les Forces françaises libres et combat pour la France
envahie par l'armée allemande, après avoir répondu à l'appel du 18
juin 1940.
Pour Gisèle Pineau, la France est le pays de l'exil. Le racisme et
l'intolérance subis chaque jour nourriront plus tard son œuvre. En
1975, elle s'inscrit à l'Université de Nanterre où elle suit un
cursus de Lettres modernes, qu'elle abandonnera pour une carrière
d'infirmière en psychiatrie. Elle se marie, et repart en Guadeloupe,
où elle exercera cette profession au centre hospitalier de Saint
Claude, pendant près de vingt ans.
Avec son premier roman, La Grande drive des esprits, paru en
1993 aux éditions du Serpent à plumes, Gisèle Pineau impose son
style et son regard sur la condition des femmes antillaises, dont
elle dit la souffrance, les violences et les espoirs secrets. Elle
se distingue comme premier écrivain féminin à obtenir le prix
Carbet de la Caraïbe pour ce roman et reçoit également en 1994
le Grand Prix des lectrices de Elle. Nouvelle voix au sein de
la jeune génération d'écrivains d'outre-mer,
aux côtés de Patrick Chamoiseau, Raphaël Confiant et Ernest Pépin,
son talent se confirme avec la parution aux éditions Stock de
L' Espérance-macadam (1995),
L'Exil selon Julia (1996),
et l'Ame prêtée aux oiseaux (1998).
Elle est aussi l'auteur avec Marie Abraham, de Femmes des
Antilles, traces et voix, cinquante ans après l'abolition de
l'esclavage, un essai sur la condition sociale des femmes
antillaises dans l'histoire.
Chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres, Gisèle Pineau est
également membre du jury du prix Tropique et du Prix du Livre
insulaire d'Ouessant, dont elle a assuré
la présidence en 1999.
Elle vit aujourd'hui à Paris.
Elle a reçu le Prix des Hémisphères- Chantal Lapicque 2002 pour son
roman Chair Piment. Ce prix couronne un livre qui participe
au rayonnement de l’usage de la langue française à travers le monde.
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