
|
Flagrants délits sur les Champs-Elysées (1777-1791)
Les dossiers de police du gardien Federici
Mise en vente le 21 février 200_
Édition présentée et annotée par Arlette Farge
Postface de Laurent Turcot
20 € |
Présentation
En 1777, quand la
promenade des Champs-Elysées devient un lieu public et que « tout Paris
y est », le comte d’Angiviller, directeur des Bâtiments du roi, décide
de la doter d’un gardien, fort d’une petite troupe de quatre soldats. Il
les choisit parmi des militaires sûrs, les troupes suisses, et nomme à
leur tête Ferdinand de Federici, originaire des Grisons, homme dévoué,
zélé, d’extraction modeste, qui va faire de cette promenade sa « chose
».
Chaque semaine, Federici écrit un « rapport »,
décrivant ses actions de police et son lien de plus en plus affectif à
cet endroit entre ville et campagne, fréquenté par les aristocrates
comme par les pauvres hères, lieu des jeux, des loisirs, des promenades
et des parades, espace de la séduction, de la convoitise, du voyeurisme,
mais aussi de l’émeute et de la violence. Les querelles, les duels à
l’épée ou au pistolet, les batailles collectives, les jeux de barres
interdits, les chapardages, les émeutes d’étudiants, les ventes à la
sauvette, les attroupements autour des carrosses, les dragues de
prostituées et les « agissements des pédérastes », sont le pain
quotidien de la garde des Champs-Elysées.
Federici et ses hommes sont les rois du flagrant délit:
ils surprennent la vie de Paris sur le vif, la ville la plus populaire
comme la plus mondaine. A chaque rapport, de son écriture vive, colorée,
réaliste, Federici croque des scènes qui ressemblent à des esquisses de
peintre, aux zébrures de la vie quotidienne du XVIIIe siècle, nous
donnant des informations à la fois banales et captivantes.
|
|