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Le dernier veilleur
de Bretagne,
Philippe Le Guillou
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Présentation
De 1992 à 2007, j’ai rendu
régulièrement visite à Julien Gracq en Anjou, à Saint-Florent-le-Vieil,
dans la maison des bords de Loire où il s’était retiré. Toutes ces
années, dans la quiétude de son ermitage, nous avons évoqué ses livres
mais aussi les œuvres de ceux qu’il admirait, ses fidélités et ses
fascinations, les grandes rencontres et tout particulièrement celle de
Breton, le monde littéraire, les paysages de la France, l’histoire, au
gré de conversations qui n’ont jamais été enregistrées et n’ont de trace
que dans le souvenir. De ces échanges, j’ai tiré la matière d’un premier
récit, Le déjeuner des bords de Loire, publié en 2002.
C’est la même intention – et le même esprit – qui a
présidé au rassemblement de ces textes racontant les dernières visites,
dont l’ultime en octobre 2007, à un moment où l’horizon de la vie se
rétrécit dans l’ermitage des bords de Loire, mais où la curiosité et la
vivacité intellectuelle sont restées intactes. Le dernier veilleur de
Bretagne est comme la suite du Déjeuner des bords de Loire, un hommage
respectueux et ardent à l’auteur de Liberté grande et des Carnets du
grand chemin, une marque d’admiration et d’affection pour un homme que
j’ai connu, dont j’ai goûté la réserve et l’intelligence, et qui demeure
pour moi le dernier des très grands.
Philippe Le Guillou
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photo Jacques Sassier / Gallimard |
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Philippe Le Guillou
est né en 1959. Il a reçu en 1990 le prix Méditerranée pour
La rumeur du Soleil et le prix Médicis en 1997 pour Les sept
noms du peintre.
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