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Chair Piment,
Gisèle Pineau
Mise en vente le 26 août
ISBN 2-7152-2351-X
18,50 €
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Présentation
" Elle s'ouvrait. Se
cabrait. Se laissait tourner et retourner, pénétrer… En redemandait.
Voulait les sentir, durs, en elle… Ils entraient, gratis, tâtaient sa
chair, goûtaient sa peau. Fallait qu'elle soit prise. Possédée.
Traversée, sans paroles, par des sexes d'hommes. Ça la prenait, comme
ça, comme une fièvre. À ces moments-là, elle ne gouvernait plus son
corps. Elle consommait du sexe, le sexe dressé des hommes. En
redemandait. En rêvait parfois. Et se réveillait en sursaut, au milieu
de ses nuits, avec l'envie d'un corps d'homme ajusté au sien. Fallait
qu'elle soit prise, possédée, traversée… "
Dans la frénésie sexuelle, Mina Montério tente de se perdre et
d'échapper aux fantômes qui la hantent et l'escortent depuis son départ
de la Guadeloupe. En particulier celui de sa sœur Rosalia, brûlée vive
là-bas dans un incendie. Pour s'en défaire, il faudra que Mina quitte la
région parisienne et retourne sur les lieux des drames de son enfance…
Où derrière les apparences se cachent souvent des haines nourries par
des sortilèges maléfiques.
Gisèle Pineau est l'auteur de plusieurs romans,
notamment La Grande Drive des esprits (Grand Prix des Lectrices
de Elle) et L'Espérance-Macadam (Prix RFO). Elle écrit
aussi des livres pour la jeunesse.
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photo Jacques Sassier/Gallimard |
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Gisèle Pineau,
née à Paris en 1956 de parents guadeloupéens, a vécu sa jeunesse
loin de sa terre d'origine. Son père, militaire de carrière,
s'engage dans les Forces françaises libres et combat pour la France
envahie par l'armée allemande, après avoir répondu à l'appel du 18
juin 1943.
Pour Gisèle Pineau, la France est le pays de l'exil. Le racisme et
l'intolérance subis chaque jour nourriront plus tard son œuvre. En
1975, elle s'inscrit à l'Université de Nanterre où elle suit un
cursus de Lettres modernes, qu'elle abandonnera pour une carrière
d'infirmière en psychiatrie. Elle se marie, et repart en Guadeloupe,
où elle exercera cette profession au centre hospitalier de Saint
Claude, pendant près de vingt ans.
Avec son premier roman, La Grande drive des esprits, paru en
1993 aux éditions du Serpent à plumes, Gisèle Pineau impose son
style et son regard sur la condition des femmes antillaises, dont
elle dit la souffrance, les violences et les espoirs secrets. Elle
se distingue comme premier écrivain féminin à obtenir le prix
Carbet de la Caraïbe pour ce roman et reçoit également en 1994
le Grand Prix des lectrices de Elle. Nouvelle voix au sein de
la jeune génération d'écrivains d'outre-mer,
aux côtés de Patrick Chamoiseau, Raphaël Confiant et Ernest Pépin,
son talent se confirme avec la parution aux éditions Stock de
L' Espérance-macadam (1995),
L'Exil selon Julia (1996),
et l'Ame prêtée aux oiseaux (1998).
Elle est aussi l'auteur avec Marie Abraham, de Femmes des
Antilles, traces et voix, cinquante ans après l'abolition de
l'esclavage, un essai sur la condition sociale des femmes
antillaises dans l'histoire.
Chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres, Gisèle Pineau est
également membre du jury du prix Tropique et du Prix du Livre
insulaire d'Ouessant, dont elle a assuré
la présidence en 1999.
Elle vit aujourd'hui à Paris.
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