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Arthur et George,
Julian Barnes
Traduit de l'anglais par Jean-Pierre
Aoustin mise en vente le 10 janvier 2007 |
Présentation
De ce livre-là, Julian Barnes dit qu’il n’a jamais
rien écrit de meilleur. Les lecteurs anglais et américains qui lui ont
fait un triomphe — et les critiques — ont semblé le penser aussi.Plus de
25 traductions en cours à travers le monde. Ce qui est sûr, c’est que
l’auteur du Perroquet de Flaubert touche ici à un genre différent de ce
qu’il a abordé auparavant.
Arthur et George — personnages bien réels, on va le voir — n’auraient
jamais dû se rencontrer : origines très différentes, milieux très
éloignés, études, caractères, carrières à des années-lumière les uns des
autres. Et pourtant…
George est le modeste, le timide fils d’un pasteur du
Staffordshire, originaire de l’Inde. En cette fin du 19e siècle, un
métis, ce n’est pas tellement bien vu. Petit employé de bureau, sans
prétention ni ambition, il va se retrouver accusé d’effroyables
mutilations d’animaux qui se répètent dans les champs autour du village
où il vit avec ses parents. Les preuves s’accumulent contre lui — en
fait, des rumeurs, d’improbables témoignages —, il est arrêté, jugé,
condamné à plusieurs années de prison. L’affaire Edalji — c’est son nom
— commence, qui sera une des plus sinistres erreurs judiciaires des
annales anglaises. Arthur, lui, est devenu médecin, spécialiste des yeux
— un détail qui comptera plus tard dans cette histoire — mais très vite,
il va se consacrer à sa passion, l’écriture, et créer le personnage de
Sherlock Holmes. C’est en effet Arthur Conan Doyle, riche, célèbre,
adulé par son public. Et c’est à lui que le malheureux George va faire
appel en sortant de prison.
Arthur accepte. Et c’est à partir d’un détail — le
lecteur le découvrira — qu’on comprendra que George ne pouvait
absolument pas être coupable.
Roman à deux voix – tantôt Barnes se met dans la peau de George, tantôt
dans celle d’Arthur — c’est aussi un thriller haletant, un
extraordinaire tableau de la société anglaise de l’époque. La justice
n’est pas malade qu’en France, on le verra. On apprendra beaucoup de
choses sur la vie de Conan Doyle. Beaucoup de choses sur le racisme
ordinaire. Et on retrouvera la langue magnifique de Julian Barnes.
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photo Jacques Sassier |
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