Une fille, qui danse

Bibliothèque étrangère

Julian Barnes

Une fille, qui danse

Livres numériques : pdf : 9782715234048 / epub : 9782715234031

Roman
10-01-2013
- ISBN : 9782715232495
- 140 x 205 cm

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Présentation

Traduit de l'anglais par Jean-Pierre Aoustin

Ceux qui veulent nier le passage du temps disent : quarante ans, ce n’est rien, à cinquante ans on est dans la fleur de l’âge, la soixantaine est la nouvelle quarantaine et ainsi de suite. Je sais pour ma part qu’il y a un temps objectif, mais aussi un temps subjectif… le vrai, qui se mesure dans notre relation à la mémoire. Alors, quand cette chose étrange est arrivée, quand les nouveaux souvenirs me sont soudain revenus, ça a été comme si, pendant ce moment-là, le temps avait été inversé… Comme si le fleuve avait coulé vers l’amont.

    Tony, la soixantaine, a pris sa retraite. Il a connu une existence assez terne, un mariage qui l’a été aussi. Autrefois il a beaucoup fréquenté Veronica, mais ils se sont éloignés l’un de l’autre. Apprenant un peu plus tard qu’elle sortait avec Adrian, le plus brillant de ses anciens condisciples de lycée et de fac, la colère et la déception lui ont fait écrire une lettre épouvantable aux deux amoureux. Peu après, il apprendra le suicide d’Adrian.
Pourquoi Adrian s’est-il tué ? Quarante ans plus tard, le passé va ressurgir, des souvenirs soigneusement occultés remonter à la surface – Veronica dansant un soir pour Tony, un weekend dérangeant chez ses parents à elle… Et puis, soudain, la lettre d’un notaire, un testament difficile à comprendre et finalement, la terrible vérité, qui bouleversera Tony comme chacun des lecteurs d’Une fille, qui danse.


     Julian Barnes vit à Londres. Auteur de quatorze romans ou recueils de nouvelles et de quatre essais, traduits en plus de trente langues, il a reçu en 2011 le prix David Cohen pour l’ensemble de son œuvre. Toujours en 2011, Une fille, qui danse a été couronné par le prestigieux Man Booker Prize.

Revue de presse

les Echos
"Si ce livre est si obsédant, c'est parce qu'il est construit comme un polar: un roman à énigme, où les indices sont distillés avec parcimonie - mélange de faits nouveaux et de souvenirs oubliés - pour aboutir à la révélation d'un terrible secret. le mystère est résolu à la toute fin - Julian Barnes a bel et bien the sense of ending."
Philippe Chevilley

La Croix
"Très riches et essentielles sont les questions soulevées par l'éblouissant nouveau roman de Julian Barnes, récit douloureux d'un sexagénaire qui se retourne minutieusement sur son passé. Thème mainte fois abordé en littérature, mais magnifié ici sous un jour nouveau par une intrigue captivante, qui emporte puissamment le lecteur sur le terrain de la réflexion comme celui du coeur."
Sabine Audrerie

Le Figaro Littéraire
"La brièveté du roman n'a d'égale que sa profondeur. Cela donne le vertige."
Eric Neuhoff

L'Express
"Un roman magnifique, comme une sonate d'automne, où, plus mélancolique que jamais, Barnes distille le trouble dans les frémissements d'une prose tchéchovienne."
André Clavel

L'Express
"Booker Prize 2011, une fille, qui danse est le grand roman de cette rentrée. Avec ce voyage dans les méandres des sentiments, des années 1960 à aujourd'hui, le londonien, à 67 ans, est au sommet de son art."
Marianne Payot

Télérama
"Le portrait apaisé qu'un sexagénaire se faisait de lui même est brisé par l'exhumation d'un vieux journal intime. Virtuose. Un roman subjacent, insaisissable et obsédant, proprement impénétrable comme l'est la matière humaine elle même- opaque, intouchable, irréductible dès lors qu'on arrive en de vraies profondeurs."
Nathalie Crom

Le Magazine littéraire
"Dans cet art consommé du récit se nichent en filigrane, quelques-unes des questions fondamentales se posant à l'être humain: le temps, la mémoire, la responsabilité, le désir, le sens d'une vie."
Evelyne Block-Dano

Le Point
« Julian Barnes dit cette tragédie de l’ordinaire avec l’implacable lucidité, la tendresse et la drôlerie qui sont la marque de son immense talent. Cela s’appelle la grâce. »
Marie Françoise Leclère

Le Nouvel Observateur
"Peut-on se fier à sa mémoire? c'est la question que se pose le héros de ce roman magistral qui a obtenu le Booker Prize. Très simple en apparence, très complexe en vérité, une fille, qui danse est le récit formidablement réussi d'une vie ratée et l'exposition méthodique d'une mémoire défaillante, sans cesse bousculée."
Jérôme Garcin

Journal du Dimanche
"On retrouve dans ce roman de Julian Barnes les qualités qui lui ont valu l'admiration de ses nombreux lecteurs français: la subtilité dans l'analyse des sentiments, la maîtrise de judicieux enchainements, l'habileté des digressions, une joyeuse érudition, l'humour..."
Bernard Pivot

Le Monde des livres
"Troublé, inquiété, le lecteur l'est sans aucun doute lorsqu'il abandonne cette puissante méditation sur le temps. Mais il en sort aussi enchanté, ragaillardi de retrouver ce qu'il aime en Barnes: la subtilité, le gai savoir, et cette forme de mélancolie drôle qui rend ce roman délicieusement irrésistible."
Florence Noiville

Le Soir
"Tout cela est d'une finesse extrême et formidablement mené. Le lecteur est suspendu à l'écriture magnifique, fort bien traduite. il navigue entre les personnages, piloté par un narrateur accroché à ses certitudes jusqu'à ce qu'elle lui  explosent au visage. Une fille, qui danse crée un choc et résonne longtemps."
Lucie Cauwe

Lire
"Il convient de se pencher un instant sur le titre français, une fille, qui danse. Avec sa virgule, au milieu, qui sépare et relie à la fois le sujet et l'action. Qui crée une respiration et, surtout, une marque de la mécanique du temps. C'est justement tout le sujet de ce texte, puissamment mélancolique et mélancoliquement puissant, comme seuls les Anglais (et Patrick Modiano) savent en concocter- question de climat, peut être. Vous avez aimé Expiation et Sur la plage de Chesil de Mc Ewan? Les Vestiges du jour de Kazuo Ishiguro? Une fille, qui danse est de cette trempe, pas moins, et son Man Booker Prize n'a certainement pas été volé."
Baptiste Liger

Grazia
"En combinant crise existentielle et énigme (quasi) policière, Barnes envoûte le lecteur par une élégie sur l'amour et la jeunesse en fuite, les danses entrelacées de la vie et de la mort savamment contenue dans une devinette."
Emily Barnett

Version Femina
"Julian Barnes joue avec nos nerfs. Le lecteur, comme le narrateur, devra attendre les dernières pages pour reconstituer la vérité. On referme le livre troublé, ébranlé. Avec l'envie d'y replonger."
Laurence Caracalla

Radio classique
"Une fille, qui danse démarre comme polar et finit comme un roman philosophique. C'est une belle réflexion sur les rêves de jeunesse, sur le temps qui passe et sur la fabrique de la mémoire. Qu'est-ce que la vérité? Comment s'effectue la production de nos souvenirs? Y-at-il plusieurs façons de raconter la même histoire? Une fille, qui danse, c'est la recherche du temps perdu et retrouvé, mais payé au prix fort."
Thierry Gandillot

Sud-Ouest
"Une fille, qui danse, justement récompensé par le "Goncourt anglais", le Man Booker Prize, est peut-être le plus beau roman de Julian Barnes. C'est un dimant brut, ourlé de deuil, où l'acuité psychologique, l'intelligence du propos ne font que renforcer l'immense vague à l'âme du livre. Du très grand art."
Olivier Mony

Marianne
"Avec une fille, qui danse, Man Booker Prize en 2011, l'auteur du Perroquet de Flaubert signe un roman d'amour poignant. Les retrouvailles entre les deux ex-amoureux prendront le lecteur par surprise. Un choc. Pas seulement le tour de magie d'un écrivain au sommet de son art. Quelques pages qui tordent littéralement le coeur. Impossibles à oublier."
Alexis Liebaert

RTL
"Le plus francophile des écrivains anglais propose ici un livre virtuose sur les trahisons de notre mémoire, ces souvenirs qui ne sont parfois que des mensonges à nous-mêmes, des antidotes au remord et à la culpabilité. Mais que le passé ressurgisse et tout s'effondre....Julian Barnes signe avec une fille, qui danse son meilleur livre."
Bernard Lehut

Le maine Libre
"Il n'est pas une faiblesse, pas une faculté dans ce roman éblouissant de Julian Barnes. La subtilité avec laquelle il explore les méandres de notre mémoire force l'admiration. Il met à nu les secrets misérables que l'on pousse sous le tapis du temps en espérant que nul cataclysme ne viendra les exhumer.'
Frédérique Bréhaut

20 minutes
"Cette longue et pénétrante réflexion sur le temps, l'histoire et la mémoire, débouche, pour le lecteur comme pour le narrateur, sur une foule de questions existentielles que le livre a su habilement conduire: quelles versions de la réalité l'histoire choisit-elle de préserver, et qui en est l'auteur? quelle différence existe-t-il profondément entre fiction et mémoire, et enfin, quelle confiance accorder à ses propres souvenirs quand on en est le seul auteur, parfois en dépit du réel?"
Karine Papillaud

Les Inrockuptibles
"Dans Une fille, qui danse, les mystères du continent lointain qu'est le passé sont en effet fouillés avec une lucidité et une subtilité qui doivent autant aux oeuvres de James et Proust qu'à celle de l'inventeur de Sherlock Holmes."
Bruno Juffin

Livres-hebdo
"Julian Barnes est certainement le plus complet des écrivains anglais contemporains. Une fille, qui danse s'impose comme une grande réussite, un dense et bref classique moderne que l'on n'est pas près d'oublier."
Alexandre Fillon

Marie-Claire
"L'Anglais Julian Barnes dissèque comme peu d'autres l'horlogerie du coeur, ses battements incontrôlables, ses pannes incompréhensibles, ses à-coups aussi brusques qu'inattendus qui donnent une unité de mesure précieuse à notre propre présence temporelle sur cette Terre. Drôle, féroce, subtil dans les rapports de force amoureux, Julian Barnes nous donne le roman le plus délicieusement addictif de ce début d'année."
Frabrice Gaignault

Point de vue
"Ce court et superbe roman, récompensé par le prestigieux Booker Prize 2011, met avec mélancolie et profondeur, un homme face aux zones troubles de son passé."
Adélaïde de Clermont-Tonnerre

le canard enchaîné
"C'est l'histoire d'un homme qui se croyait tranquille, tranquillement raté mais peinard, mais que viennent bouleverser de vieux souvenirs, pareils au mascaret, cette vague qu remonte le courant et semble inverser le cours des choses..."
Jean-Luc Porquet

Europe 1, On va s'gêner
"J'ai beaucoup aimé ce livre. C'est l'histoire d'un sexagénaire qui se retourne sur son passé, mais il y a une intrigue, quelque chose de captivant, un coup de théâtre à la fin. Mais c'est surtout une réflexion sur l'histoire, sur le temps, et cela touche. C'est un livre qui touche des replis de notre âme où l'on cache des choses, comme le font certains rares livres. Il y a des moments où j'ai arrêté de lire parce que j'avais un vertige. Un livre magnifique."
Guy Carlier

Europe 1 On va s'gêner
"Vous pouvez prendre n'importe quel livre de Julian Barnes, c'est formidable."
Christine Bravo

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Prix

ADONIS, Prix Prince Pierre de Monaco 2016, pour l'ensemble de son oeuvre

Prix

Prix Charles Exbrayat 2016