Lettres à Horace Walpole (1766-1780)

Le Temps retrouvé : Grand format

Madame Du Deffand

Lettres à Horace Walpole (1766-1780)

epub : 9782715237834

Correspondance
19-02-2015
- ISBN : 9782715237827
- 450 pages
- 14x20,8 cm

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Présentation

     Édition présentée et annotée par Antoine de Baecque

     Au salon de la marquise du Deffand, rue Saint-Dominique, se pressent Voltaire, Fontenelle, Marmontel, Marivaux, d'Alembert, Sedaine, Crébillon, le président Hénault... Ils partagent avec elle le sens du bonheur mondain. Lorsque Mme du Deffand devient aveugle, à l'âge de 56 ans, son existence se poursuit à peine modifiée. Tous célèbrent son esprit, vif-ardent.
Son grand œuvre, unique, ce sont ses lettres, véritables chefs-d'œuvre aux amis.
Quand l'aristocrate anglais Horace Walpole passe par Paris en 1765, il confie avoir rencontré « une vieille et aveugle débauchée d'esprit ». Walpole a 48 ans, Marie du Deffand 68. La différence est a priori terrible entre l'écrivain dilettante qui voyage, arbore sa naissance avec morgue, l'originalité excentrique de ses goûts, et la marquise, qui se dit elle-même aussi desséchée de corps que d'esprit, mais qui incarne encore pleinement l'esprit brillant des Lumières. Une telle audace séduit Walpole. La marquise est plus vivante que jamais et c'est sa singularité qui le conduit à accepter une correspondance, qui va durer jusqu'à la mort de Marie du Deffand, en 1780.
       Cette amitié épistolaire de quinze ans ce sont environ 1700 lettres, dont 955 nous sont parvenues ; 840 sont de Mme du Deffand, 100 de Walpole ; 700 lettres de Walpole ont été détruites sur sa demande. Sans doute était-il honteux de la rigueur avec laquelle il s'efforçait de calmer la folle amitié amoureuse qu'il avait déchaînée chez la marquise.
       Marie du Deffand redoute plus que tout l'ennui. Après sa rupture avec Julie de Lespinasse et avec d'Alembert, elle s'est éloignée du parti des philosophes. Chez Walpole, l'auteur du Château d'Otrante, prototype du roman noir anglais, elle est séduite par l'imagination. Il y a entre eux un accord de fantaisies – du côté de l'illogisme, du rêve, du côté de Shakespeare que Walpole défend contre les attaques de Voltaire, du côté de l'enfance et de la peur.
Leur dialogue plonge dans des zones aventureuses et obscures. Walpole a su toucher en sa vieille amie ce qui la guide non vers la lumière mais vers la nuit, ses démons, sa part d'enfance qui, soudain, revient vers la vieillesse.

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